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3ème place à l’ECOTRAIL d’OSLO!

3 ème à l’Ecotrail d’Oslo !

 

Ou comment le trail devient un sport de vitesse où les ravitaillements comptent et la moindre erreur se paie cash !

 

En excellente condition, j’espérais bien pouvoir tirer mon épingle du jeu sur cet Ecotrail d’Oslo, même si c’est seul que je devais y aller en raison de l’absence de Sissi, partie tourner un film sur et avec Dawa Sherpa (Emotion trail). Je suis cependant bien et j’ai envie de bien faire même si les deux épouvantails du jour (Didrick Hernansen, vainqueur de l’UTWT il y a deux ans et Transgrancanaria, Lavaredo… et Jarle Risa, vainqueur le l’Ultravasan 2016) sont au départ et sur leurs terres.

D’entrée de jeu c’est Didrick qui met le feu aux poudres et nous nous détachons tous les deux en prenant rapidement quelques longueurs sur Jarle et plus loin le reste du peloton.

L’allure est très rapide et je reste dans la foulée de Didrick sur les 15 premiers kilomètres roulants avec quelques talus quand même.

Nous arrivons en moins d’une heure au premier ravitaillement du 15ème kilomètre. Nous n’avons pas perdu de temps !

Didrick fait un ravitaillement express made by his family tandis que je prends un peu de temps pour remplir et boire…. Je reviens dans la bosse qui suit sur Didrick qui grimpe un peu moins vite et en haut de la bosse c’est finalement Jarle qui nous revient également dessus.

La descente qui suit est très technique, spongieuse et rocailleuse et je chute très lourdement avant une série de « planches » qui sont là pour passer au dessus des zones marécageuses (c’est très courant dans les pays nordiques). Je prends beaucoup moins de risques et débourse pas mal de temps dans les kilomètres qui suivent et qui ressemblent à un vrai champ de ruine de terre, de tourbes et de terrains spongieux rempli de racine. Un cocktail qui ne me réussit pas ! Je garde bien mon rythme mais perd du temps par manque d’agilité, je le sens. A la sortie de ce terrain difficile, j’ai perdu entre deux et trois minutes sur les deux norvégiens.

Le terrain qui suit est plus dur et beaucoup moins technique mais pour autant, je ne reprends rien malgré une allure qui tourne souvent a utour des 16/ 17 km/h !

Les passages montants faits de colline autour du tremplin d’Hamelkommen me sont un peu favorables et j’aperçois au loin Jarle Risa qui a dû perdre le contact avec DidricK. Nous sommes au kilomètre 40 environ. J’adore ce passage qui sent le frisson du saut olympique et l’histoire de ce pays qui vibre pour son sport. Les passages qui suivent contournent et emprutent les pistes de ski du site nordique d’Oslo. C’est très cassant mais très agréable à emprunter. A chaque ravitaillement, je perds ma minute traditionnelle sur la tête, mais on m’annonce de plus en plus près de Jarle Risa… Au ravitaillemnt du kilomètre 60, je suis à environ 2 minutes malgré mes arrêts au ravito. Il faut tout donner.

Ce que je fais. Malgré tout, je sens que le « rallye » fait seul depuis le début de course sans m’économiser m’a coûté des forces. Je suis moins fort dans la longue montée qui suit qu’en 2015…

Pourtant, au bas de la descente, je reprends Jarle qui semble en grosse difficulté. Il reste moins de 20 kilomètres à couvrir…

Je ne sais si c’est l’euphorie qui me guide, mais je me perds dans une zone de forêt assez sinueuse et mets un long moment à retrouver mon chemin. En faisant machine arrière, je reprends finalement le fil de la course qui était bien balisée au final et me retrouve derrière Jarle Risa. J’enrage…:-)

Je relance la machine mais tempête contrre moi-même et cette erreur bête qui m’aura coûté une poignée de minutes.

Je remprends Jarle Risa assez vite car il n’est vraiment pas bien et tente de relancer au mieux en étant vigilant sur cette zone de forêt encore dense, sinueuse et de nouveau très technique.

La surprise vient alors de l’arrière puisqu’un coureur me double très facilement sur ces portions où la pose de pied est difficile et où je prends trop de précaution pour passer vite. Je regrete alors amèrement les minutes perdues il y a quelques instants…

La dernière portion et les derniers 10 kilomètres sont relativement propres mais ne suffiront pas à me remobiliser même si je finis fort. Je sens que je manque de fraicheur et les écarts devant se stabilisent.

Je finirais la course en relatif bon état et en ayant pris beaucoup de plaisir à presque 10 minutes de la tête et 4′ du second.

Pas de regrets à avoir, j’ai tout donné. Si l’on compte les minutes perdues aux ravitos et celles perdues dans mon épisodé « lost in the forest », je peux être assez content d’en être là…

Je garde un super souvenir de cette course quoi qu’il en soit entre forêt nordique, sites olympiques et tracé cassant/ roulant !

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Une 3ème place à l’Ardéchois!

Une 3 ème place qui reflète bien la physionomie de la course. Deux gars forts devant. Moi qui n ai pas une envie démesurée de me faire trop mal en préparation pour Oslo et qui ne prend aucun risque et le tour est joué pour perdre une bonne poignée de minutes. Si j ajoute beaucoup de temps perdu aux ravitos face à mes deux accolytes qui avaient du monde a chaque poste mais aussi un peu de deffrichage alors la note aurait pu être plus sévère… finalement je m en tire avec une dizaine de minutes de retard mais j ai fait la course à ma main. Pour le plaisir comme on se l était dit avec Sissi et pour faire honneur a cette très belle épreuve qui nous correspond bien et à son emblématique organisateur Loulou Chantre. Bref un beau week end a garder en souvenir et une bonne seance de rythme dans la prépa Oslo/ Stockholm…
Reste à continuer de peaufiner la condition…
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CyberChimps